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King kong vs Godzilla


Réalisateur : Ishirō Honda
Japon 1962
Genre : Kaiju Eiga
Acteurs :
Haruo Nakajima
Katsumi Tezuka
Shoichi Hirose


Synopsis :


Godzilla est libéré accidentellement d'un iceberg par un sous-marin nucléaire et se dirige vers Tokyo. Une expédition découvre l'île de Faro où vit une tribu indigène vénérant le dieu Kong. Après de nombreuses péripéties, l'expédition ramène King Kong au Japon mais il réussit à s'échapper. Il se met à détruire Tokyo. (source : wikipédia)












Verdict :

Les troisièmes aventures du géant ( nucléaire) vert. Le voilà aux prises avec le légendaire King Kong.
Moins sérieux dans son traitement que les deux premiers opus, malgré une critique assez savoureuse de l'opportunisme des médias et de leurs sponsors. Moins poétique visuellement que certains futurs épisodes  (comme par exemple le Mothra contre Godzilla) Le film vaut essentiellement par son coté film d'aventure  simpliste (j'adore la vision ultra manichéenne des indigènes) très agréable,  son rythme soutenu, ses magnifiques décors carton pâtes, son humour bon enfant (les séquences avec le responsable de la régie publicitaires sont souvent très drôles) et son final ou nos deux grosses bébêtes se la foutent grave sur la gueule . Bref un spectacle naïf des plus sympathiques.

PS : il existe deux versions du film, la deuxième étant un remontage américain, mon "verdict" est celui du film original d'Ishiro Honda

Un grand merci pour la caverne et ses participants pour cette passionnante découverte
 Petit cadeau le score magnifique d'Akira Ifukube ICI

Miss A-Poker Face


Juste pour le fun, Juste parce que Cannes débute, et que Le grand journal choisi de nous en mettre plein la vue avec Lady Gateuse, un reprise par un groupe coréen, autrement plus bandant euh plus agréable à écouter, que Lady Boudin donc.

SUICIDE CLUB



Réalisateur :    SONO Sion   

Genre : Polar/comédie noire/ critique de la société

Japon 2002

Casting :

ISHIBASHI Ryo   

NAGASE Masatoshi   

NATSUO Yuuna   

HAGIWARA Sayako   

YO Kimiko   

SATO Tamao



Synopsis :

Tokyo, le 26 mai 2002, 54 lycéennes se jettent sous le métro en gare de Shinjuku. L’horreur de ce suicide collectif est le point de départ d’une vague de décès inexpliqués qui va déferler sur la Japon. Les inspecteurs Kuroda et Shibuwasa chargés de l’affaire ont pour seule piste un site Internet et un sac de sport contenant des morceaux de peaux humaines cousus les uns aux autres. La police se heurte à une situation surréaliste. Les forces de l’ordre sont rapidement dépassées… (source : dooliblog.com)





Verdict :

Un film totalement incroyable. A partir d'un sujet grave à savoir le suicide collectif. Sono Sion livre une œuvre aux multiples facettes.  Mélange d'humour noir et de  gore sanglant, de comédie musicale décalée (tendance le Rocky Horror Picture Show), et de scènes émouvantes extrêmement poignantes.   Son regard sur la société japonaise est sans concession et impitoyable. Le réalisateur nous montre  l'incompréhension et  l'incommunicabilité  inter générationnel, il nous montre également une jeunesse totalement piégée par le consumérisme et soumis au dictat d'un entertainement  à l'apparat anodin mais bien plus dangereux ou subservif qu'il n'y parait, il nous montre encore cette jeunesse victime du collectivisme si cher aux nippons. Il nous montre aussi des adultes complètement dépassés incapables de comprendre cette jeunesse Il nous montre enfin  des otakus  en dehors de cette sacro-sainte société mais prêts à tout par désir de reconnaissance.

En clair, un film totalement inscrit dans la culture populaire nippone et qui prend  un malin plaisir à en dénoncer les travers. Si j'ai choisi d'utiliser autant de fois le verbe "montrer", c'est que sono sion prend le parti de ne jamais juger ses protagonistes.

Enfin, malgré le sujet du film, l'intelligence du propos et les velléités de l'auteur(à la fois cinéaste et poète), il ne s'agit absolument pas d'une œuvre "intello" (dans le sens péjoratif du terme), mais, d'un vrai film de genre(s) (thriller, horreur, comédie) foutrement intelligent. Un spectacle furieusement jouissif à voir pour son mélange  de genres, son rythme, son humour ravageur, ses provocations et sa sensibilité. Bref un putain de film, fait par l'un des meilleurs réalisateurs actuels.



: Petit cadeau l'ost du film : ICI
: Mot de passe : sion 




Ps : la bande annonce n'est pas représentative du film.

En guise d'images, glanée sur you tube, la scène d'ouverture du film tout en décalage, et la séquence musicale que ne renierait pas Fran'nfurter.

Les pestiférés du Japon | Japon Information

Je suis un peu hors sujet par rapport au thème du blog, ça n'est malheureusement pas du cinéma.
Alors qu'en ce moment les médias français me les gonflent sévères avec leur "affaire"  de quota dans le milieu footballistique français, qu'on en est au point qu'Emmanuel (le)Petit(le grand nom du camembert) demande au plus grand philosophe français, le SUPER- Éloquent  ZiZou d'intervenir   pour apaiser les foules. Petit exemple de ce qu'est vraiment l'intolérance, la discrimination, l'ostracisme et tout simplement la  connerie humaine  :  

Les pestiférés du Japon | Japon Information

(source : http://japon.aujourdhuilemonde.com)


Autre lien qui explique que cette discrimination n'est malheureusement pas nouvelle au Japon : ici   
(source : www.japoninfos.com)

Nekonade


Parce que j'aime les chats,  ils nous donnent plus à apprendre sur nous même (et c'est un peu le propos du film) que le contact de nos con(s)temporains et parce que ma magical-girl préférée les aiment encore plus que moi.

Réalisateur :  Mika Omori

Japon 2008

Casting :

Ren Osugi
Noriko Aoyama
Mei Kurokawa
Noriko Iriyama
Masako Motai
Yukijiro Hotaru 

Genre : comedie
Edité en dvd all zone par kam vidéo, adoptable dans les animaleries du net à moins de 10 euros


Verdict
L'histoire d'un directeur des ressources humaines, à la fois rigoureux et intransigeant, qui prend sous son aile un chaton. Petite critique du salary man borné dans ses certitudes, en qui ses collègues voient un être sans cœur, rigide et incapable de la moindre émotion, et qui entraine des nouvelles recrues (de manière plutôt surprenante) dans le but de leur imposer  l'amour de sa firme et du travail. Petite critique également de la société nippone ou l'on voit une enfant (la fille de notre héros) portée son attention sur un animal virtuel et un famille qui ne semble lié que par l'habitude qui régit leur cellule familial.
Petite critique de l'état d'esprit japonais ou un homme ne recueil l'animal simplement parce qu'il est animé d'un sens de la responsabilité hors normes , mais qui finit par s'attacher à lui.
Le film, assez lent dans son déroulement,  utilise des saynètes humoristiques  fines et souvent très drôles. Bien que le Neko(chat) y soit très présent et extrêmement kawaï ne vous y trompez pas il ne s'agit pas d'un film animalier du type chatran ou sauvez Willy, mais bel et bien d'un film qui traite de l'humain qui retrouve sa part d'humanité au contact de l'animal et le fait plutôt bien. Bref, un film familial très plaisant.






City of Darkness

Parce qu'on vit dans un monde, ou la mort  d'un homme,  terroriste de son état, vraiment mais alors vraiment  méchant, mais d'un homme quand même  est vécue comme une victoire éclatante du monde libre et démocratique garant des libertés individuelles et qu'on peut célébrer cela sans questionner sa propre humanité   et que ça c'est vraiment super. J'avais envie de me mater un film manichéen ou des méchants vraiment méchants, qu'on peut haïr sans se poser la moindre question morale, en prennent plein la gueule, un peu comme dans la vie finalement, Bien fait pour eux !!! na !

Réalisateur :YU Ti-Hung
Taïwan 1999  
Casting :    WU Ma   
Donnie YEN 
Collin CHOU   
KONG Yeung  
Billy CHOW    
 Kim MAREE Penn  
TSANG Chiu
Synopsis : le réalisateur s'en fout alors nous aussi.
Sinon Cinémasie nous dit que le pitch est : Un homme (Collin Chou) veut mettre la main sur un trésor. Pour cela il doit récupérer un médaillon en trois parties, chacune étant en la possession d'un adolescent. Ces trois jeunes gens vont bénéficier de la protection de deux flics dont l'un (Donnie Yen) est un expert en arts
martiaux.

Dvd et VCD édité en zone all chez Kam et Bronson environ une dizaine d'euros sur la toile







Verdict :
Nanti d'un scénario totalement invraisemblable, truffé d'incohérences et de dialogues très cons avec une vague histoire d'aventure aussi bidon que dans  certains épisodes de Mc Guyver (quand celui-ci se prenait pour un ersatz d'Indiana Jones), le film a pour  qualités son ton simpliste (si,si pour ce type de divertissement c'est une qualité), son rythme effréné, ses scènes d'actions vraiment bien torchées et sa violence gratuite.  Donnie Yen est peu présent mais vraiment amusant par son jeu excessif et ses qualitées martiales. Bref de la série B  fait à la vite  et  qui se laisse regarder si on n'est pas trop exigeant. A voir avec un pack de bière à ses cotés.

OCEAN HEAVEN


En cette dernière semaine d'avril, ou le monde entier a décidé de mettre ses lunettes roses et de célébrer la béatification du pape et le mariage des deux quiches royales anglaises, moi je m'offre un petit mélo pétri de bons sentiments, je suis donc à la page.

Réalisateur : Xue Xiaolu
Acteurs :
Jet Li
Wen Zhang
Kwai Lun-mei
Genre : mélodrame
Chine 2010
édité par EDKO en vcd, aux alentours de 10 euros dans les bonnes poissonneries.

Synopsis :
Wang Xincheng est le père veuf d'un garçon autiste de 22 ans. Apprenant qu'il ne lui reste plus que 4 mois à vivre pour cause d'un cancer du pancréas, il se met en quête à chercher une solution de placement pour son fils.(by Happy ; source : cinémasie)








Verdict :
Passée la surprise de voir Jet li, dans un mélo, défendre un rôle de père courage soucieux de devenir de son fils après sa mort, son interprétation est d'ailleurs  plutôt correcte s'il l'on fait abstraction du sourire de benêt qu'il arbore par moments et malgré l'excellente prestation  de Wen Zhang  dans le rôle de l'autiste, le film est plutôt dispensable. d'abord parce le ton lent du film  et l'absence, volontaire, de scènes marquantes le rendent assez soporifique,. Si je reconnais le fait que le réalisateur évite le pathos et le larmoyant et essaye un mélange de réalisme avec quelques scènes poétiques,je  déplore, malheureusement, son traitement tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil des personnages du film et son absence totale de point de vue sur la condition des autistes en chine. Bref un film assez nian-nian et qui pourra facilement trouver sa place sur M6 (les fameux téléfilms "sortez-vos-mouchoirs" d'après-midi pour les mènageres de plus ou moins cinquante ans.

PS : A noter dans les points positifs une très belle B.O signée Joe Hisaishi.