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The Red Eagle
Réalisateur : Wisit Sasanatieng
Thailande 2010
Casting :
Ananda Everingham
Pornwut Sarasin
Synopsis :
Une mystérieuse confrérie d’hommes politiques va signer un contrat mirobolant pour la construction d’une centrale nucléaire. Les riverains menacés restent impuissants face à l’hégémonie de cette organisation. Mais un justicier veille sur la cité Violent et sans pitié, il ne laisse sur les corps de ses victimes qu’une simple carte signée RED EAGLE… (source : allociné.fr)
Verdict :
Après un générique des plus sympathiques très inspiré par les James Bond, le film démarre de façon plutôt mollassonne (un peu comme ce verdict tiens !). Il y a quoi dans ce film d'ailleurs ? Des politiques corrompus et malfaisants, la vision du réalisateur en est des plus manichéennes quoique quelque peu visionnaire ( un sénateur pédophile ; un homme politique qui combat le nucléaire mais dont financement de sa campagne provient d'un consortium étranger. Putain ! le réal semble bien connaitre les hommes politiques français, il n'y manque qu'un pseudo philosophe adepte de la délation en présence de caméras et grand amateur d'emplois surpayés sans contrepartie et d'un puissant notable de gauche obsédé par les femmes de ménage et le film n'aurait plus été une fiction mais un documentaire !!!). Un flic intègre mais impuissant accompagné par un indien bien mystérieux pour la touche comique, une organisation malfaisante au look kitchissime au possible pour nous rappeler qu'on est bien dans un comic book à l'inspiration américaine, une jolie damoiselle bien né et rebelle qui fait tourner la tête de nos bellâtres et surtout, le Red Eagle du titre, un super héros torturé bien badass,au comportement calqué sur celui du Punisher et au look pompé sur le black mask de Tsui hark et de Daniel Lee, adepte de la justice sauvage.
Le film baigne dans des univers et des ambiances très différentes les unes des autres, personellement, je ne rien contre mais la tambouille est trop mal agencée et rend le plat plutôt indigeste. A l'Ultra violence teinté d'humoir noir de son héros, le film oppose une intrigue politicienne traité de manière trop superficielle pour être vraiment intéressante.
Il tente de nous proposer une psychologie fouillé de son personnage principale, mais l'accumulation de poncifs et l'absence de charisme et de talent de son acteur plonge sa tentative dans le ridicule.
le scènario enquille les facilités et les trop nombreuses incohérences plombent encore un peu plus le film.
De plus la réalisation et le montage sont malheureusement datés, sans compter que le traitement narratif par flashback casse méchamment le rythme du film.Bref en voilà un bon foirage ! Dommage car le ton sérieux est plutôt plaisant, les scènes d'actions sont nombreuses, bien violentes, et certaines sont franchement réussies (je pense aux affrontements entre le Red Eagle et un Ersatz de fatalis (au niveau du look). Et dire c'est que le 1er épisode, Prenez votre temps pour le second les gars, je ne suis pas pressé moi...
Chocolate
réalisateur PINKAEW Prachya
Thaïlande 2008
Acteurs :
Nitcharee WISMITANANT
Jee-ja YANIN
Genre : Rain(wo)man-qui-a-maté-tout-Bruce LEE, Jackie CHAN, Jet le-et-Tony JAA et-quand-on-la-vénère-Putain-vaut-mieux-pas-être-un-bad-guy!!!!
Histoire :
Jen, une jeune autiste qui a développé un savoir particulier dans les arts martiaux aide sa mère atteinte d'un cancer à récupérer des créances de membres de l'organisation « Numéro 8 » (source : wikipedia).
Avis :
Ce film je l'adore.
Un des meilleurs films d'actions de ces dernières années.
La Thaïlande fait du film d'arts martiaux comme Hong-Kong en faisait dans les années 70/80. Une histoire simple et surtout des chorégraphies effectués par des artistes martiaux, des trucs de dingues réalisés avec un minimum d'effets spéciaux ou les cascadeurs prennent des risques insensés juste pour nous offrir un bon spectacle.
Scénaritiquement parlant, l'idée simple mais géniale, c'est de faire d'une autiste passionnée par les arts martiaux l'héroïne de l'histoire. Zen passe sa vie, à regarder des films d'actions, jouer au jeux vidéos et observer l'école de muy thai en face de chez elle. Elle devient une éponge, capable de reproduire dans les moments critique ce qu'elle a vue. Cette idée bête tout permet d'offrir une relecture de tout un pan de la culture populaire. Ainsi chaque scène d'action, est inspirée soit par le cinéma ou le jeux vidéo. la première grosse scène par exemple est inspiré d'un film de Bruce LEE, la suivante reprend le coté slaptick des films de Jackie Chan etc.... Loin d'être un simple pompage systématique, le procédé permet, notamment, de montrer les capacités athlétiques de Nitcharee WISMITANANT et de renouveler sans cesse l'action. Jamais redondantes, ces séquences sont bourrées d'idées et incroyablement bien réalisées.
Bref un film bien bourrin, comme je les aime.
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